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G.C.H. Rosentritt

Jean-Claude Streicher

Parution samedi 31 août 2013

Ce Georges Chrétien Henri Rosentritt (1760-1846), quelle destinée ! Il a été porté par la chance autant de fois que le mauvais sort l’a perdu, mais toujours armé d’une idée nouvelle pour rebondir. Appelé de son Palatinat natal à Soultz-sous-Forêts dans le nord de l’Alsace en 1787, il en repartit en 1820. Il aura ainsi vécu 33 ans dans notre cher Sulzerland, à l’une des époques les plus agitées de son histoire. Révolution, Patrie en danger, Terreur, occupation autrichienne, Empire, Restauration… Il a été mêlé à tous les événements et a dû s’adapter à tous les retournements.

Le baron de Bode l’avait recruté pour redresser la petite saline locale. Il la redressa effectivement, produisant 1 200 sacs de sel en 1792, contre 160 en 1786. Il la dota d’un bâtiment de graduation à deux étages, absolument unique en son genre, admiré de tous les connaisseurs. Rosentritt outrepassa même les clauses de son contrat d’embauche. Dans la forêt du Kirchspiel de Soultz, au-dessus de Lobsann, il découvrit un gisement de lignite, pour économiser du bois aux chaudières de la saline ; et sous ce lignite, un gisement d’asphalte encore plus prometteur.

À Soultz, dans l’enclos même de la saline, il découvrit aussi des nappes de sables bitumineux, semblables à ceux de Pechelbronn. Sel, lignite, brai minéral pour le calfatage des vaisseaux et graisse pour la lubrification des moulins, des voitures et des canons… En une paire d’années, il mit sur pied un conglomérat minier dont on ne connaît pas d’équivalent.

Il en garda la direction après l’émigration du baron, le conglomérat étant alors devenu Manufactures nationales de Soultz. Après l’épuisement des sources salées et du bitume, il mit tous ses espoirs dans l’asphalte et l’alun de Lobsann. Et pour finir, il découvrit le sel gemme de Bad Rappenau, à la pointe nord-est du Grand-Duché de Bade. C’est là qu’il put concrétiser enfin la saline idéale, son Arc-et-Senans à lui.

Cet ouvrage concrétise des recherches commencées par l’auteur à l’âge de vingt ans. Sur proposition du maire Pierre Mammosser, il est soutenu par un vote unanime du Conseil municipal de Soultz. Il ressuscite tout Rosentritt, jusqu’au parcours individuel des ouvriers, charpentiers et cuiseurs qu’il avait fait travailler à la saline.


Ancien journaliste dans la presse industrielle et technologique, Jean Claude Streicher est l’auteur d’une histoire de la saline de Soultz en 3 volumes et d’une suite en 5 volumes sur les pionniers de l’or noir du Pechelbronn.


296 pages - Format 14 x 21 cm, 20,00 €

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